(image: L'art japonais Kintsugi : honorer les différentes parties en les soudant avec de l'or.)
Il y a ce petit silence avant de parler. Les mots sont là, quelque part, coincés derrière le souffle.
Alors on sourit. On mime. On contourne : parce qu’en français, on soigne avec les mots. Alors qu’en anglais, on a peur de se tromper.
Détrompez-vous, cette peur n’est pas un signe de faiblesse. C’est au contraire souvent le reflet d’un professionnalisme exigeant : celui d’un cœur qui veut bien faire, d’un esprit attentif à chaque nuance.
Ce n’est pas l’anglais qui bloque, plutôt la peur d’abîmer le sens.
Le vrai problème : la fracture entre les mots et les nombres.
En France (et ailleurs), l’école nous a appris à choisir. On est soit bon en langues, soit bon en sciences. Comme si le cerveau devait se ranger dans une seule case.
Alors que le monde médical prouve plutôt l’inverse. Un diagnostic intègre à la fois les équations, molécules, organes, et une histoire fait de paroles, non-dits, émotions. Savoir qu'une personne à un point minimal de sa vie, a mis son espoir, des fois tout son espoir, dans les mains d'un inconnu - vous.
Un soignant écoute comme un linguiste, raisonne comme un mathématicien. Il décode les mots, les signes, les silences.
Même si le soignant est peut-être dans les plus loquaces des formations en sciences dures, il n'en reste pas moins coupé d'une partie de soi. Alors, quand un médecin hésite à parler anglais, ce n’est pas une question de vocabulaire. C’est la trace d’une blessure ancienne : celle d’avoir entendu un jour “Tu n’es pas fait(e) pour les langues.”
En séparant “l’intelligence analytique” de “l’intelligence linguistique”, on casse en quelque sorte les ponts qui relient la pensée à la parole, le rhythme des mots et la découverte du monde. On a intériorisé les paroles: on a "bu" les paroles en cours, mais empêché trop souvent de faire ressortir de nos bouches, de nos doigts notre transformation de ces données reçues. Alors on a un peu oublié notre opinion, notre créativité, notre besoin de jouer avec la langue, ou, les langues.
Réconcilier "les deux moitiés du cerveau", retrouver sa voix en anglais, ce n’est pas juste empiler des mots. Ce n’est pas qu'une leçon de grammaire. C’est un acte de réparation cognitive et humaine.
C’est réconcilier deux rives du cerveau : celle qui raisonne et celle qui ressent.
C’est accepter qu’on puisse être scientifique et poète : précis et bienveillant, structuré et spontané.
Voilà ma façon de voir. Ici on n'enseigne pas seulement une langue, mais une façon d'être plus complète, plus juste, de se reconnecter à soi-même.
“Chaque apprentissage est une métamorphose, qu'elle soit flamboyante ou discrète.
La langue n’est qu’un prétexte : ce que nous apprenons vraiment, c’est à oser rayonner autrement."
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